capture d'orques

capture d'orques
Historique
Depuis 1961, 134 orques ont été capturées en mer pour être exhibées dans des parcs marins du monde entier. La vie en captivité, qui diffère radicalement de la vie sauvage, est très courte et rarement agréable pour ces cétacés.
Des 134 orques capturées en mer, 109 sont déjà décédées, après avoir survécu en moyenne moins de six ans en bassin.
(Notons qu'une orque mâle s'est échappée d'un lagon clos au bout de deux ans et demi, mais nous ignorons ce qu'elle devenue)

La plupart des orques captives meurent avant même d'atteindre l'âge de vingt ans alors qu'en liberté, elles atteignent facilement 80 ans ou plus.
En moyenne, les mâles vivent une trentaine d'années pour un maximum de 50 à 60 ans.
Les femelles, elles, vivent en moyenne de 50,2 ans, avec des maximums allant de 80 à 90 ans.

Il y a actuellement 49 orques captives de par le monde. Ce nombre inclut 25 orques nées en captivité, ainsi que l'orque Keiko, vedette du filme " Free Willy" qui fait l'objet actuellement d'une procédure de réadaptation pour pouvoir regagner enfin ses eaux natales islandaises.

Les pays qui détiennent des orques sont les États-Unis (3 Sea World parks et le Miami Seaquarium), le Canada (Marineland), la France (Marineland), le Japon (Sea World de Kamagowa, Aventure World à Nanki Shirahama, Musée de la Baleine à Taiji et le Paradis de la Mer à Izu Mito) et l'Argentine (Mundo Marino).

Depuis les années soixante, les orques ont été capturées au large des côtes occidentales du Canada et de États-Unis, ainsi qu'au Japon, en Islande et en Argentine. Les captures étaient alors menées de manière particulièrement hasardeuse et non contrôlée.
Plusieurs orques moururent au cours de ces captures violentes et plusieurs cadavres furent discrètement jetés à la mer. Des tribus (pods) entières d'orques se sont vues décimées lors de ces opérations.

Les dernières saisies de ce type datent de 1997.
Un groupe de dix orques avait été repéré près du port de Taiji au Japon, à quelques 50 km des côtes. Huit bateaux rapides l'ont encerclé.
En utilisant des bombes à eau et en frappant sur des barres de métal, les pêcheurs ont crée un mur sonore et amené les orques vers la baie où ils ont été capturés. En dépit des protestations internationales, cinq orques ont été gardées pour les delphinariums, les autres ont été relâchées.

Il faut bien imaginer ce que peut signifier la vie en captivité pour un cétacé de cette taille : l'océan sans limite est remplacé par un bassin en béton nu, dénué du moindre décor. Au lieu de pouvoir parcourir quotidiennement des distances moyennes de 160 kilomètres ou de pouvoir plonger à plusieurs centaines de mètres de profondeur, les orques captives doivent survivre dans des " baignoires" : les normes minimales en vigueur aux États-Unis précisent ainsi que deux orques doivent disposer au moins d'un bassin de 14,6 mètres de diamètre et de 3,7 mètres de profond.

De plus, ces grands cétacés sont privés de toute proie et de toute activité de chasse. Aucun compte n'est tenu de leurs structures familiales ou sociales pourtant fondamentales dans le contexte de leur vie libre. Les jeunes orques sont arrachées à leur mère dès leur jeune âge, alors que l'éducation des petits s'étend sur de longues années en milieu naturel et que les liens qui relient l'enfant à sa mère sont intenses et profonds. Les individus d'origine différente sont regroupés dans un même bassin, ce qui suscite souvent des réactions agressives et des combats à mort, rarement observés en milieu naturel

L'ennui, la frustration, le fait de maintenir ensemble des orques psychologiquement incompatibles dans une promiscuité forcée a conduit plusieurs fois des orques captives à agresser mortellement leurs semblables ou à attaquer leurs dresseurs.
En outre, il est évident que certains de ces cétacés souffrent de dépressions mentales et physiques extrêmes dans de telles conditions.



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D'autres captures annoncées
Dans un effort incessant de renouveler ses sources d'approvisionnement en orques fraîches, l'industrie des delphinariums n'a eu de cesse que de rechercher de nouveaux lieux de capture de par le monde.

Des mouvements de protestation publique ont empêché de mener à bien certaines campagnes de captures au nord-ouest des États-Unis en 1976.
En 1984, des trafiquants de cétacés désireux de capturer des orques se sont vus expulsés à juste titre du territoire de l'Alaska par le gouverneur de ce pays et sa population, qui entendaient bien protéger " leurs" orques !
L'Islande a autorisé en revanche de multiples captures durant plusieurs années mais refuse désormais d'accorder de nouveaux permis d'exportation d'orques.

En 1998, l'Argentine a voté une loi interdisant la capture de toute orque dans ses eaux territoriales par le moyen de filets ou d'échouages forcés.

En 1999, suite à une campagne de protestation internationale, le gouvernement norvégien a fini par renoncer à livrer six de ces orques libres à l'Aquarium de Nagoya, Japon. Ceci a mené l'Aquarium à se tourner vers d'autres sources d'approvisionnement.
On pense que le prix de vente actuel d'une orque se situe au-delà du million de dollars US...

Nous avons récemment appris que le Gouvernement russe venait d'accorder son autorisation pour la capture de dix orques libres dans ses eaux territoriales, en principe dans le seul but de répondre à la demande de l'industrie de la captivité.

La population d'orques concernée par ces captures, nous l'avons dit, est peu connue. Elle fait actuellement l'objet de recherches éthologiques en milieu naturel. Compte tenu de la biologie particulière de ces groupes de cétacés, de la méconnaissance de leur modes de vie, toute capture devrait être suspendue à leur niveau. De manière générale, les orques se reproduisent peu et à longs intervalles, ils supportent difficilement les nouvelles contraintes écologiques que l'homme leur impose, tel que les contaminants toxiques ou les captures dont les effets sociaux à long terme sont mal connus.

Le WDCS s'inquiète donc de ce que de nouvelles orques vont être capturées dans les eaux russes pour finir dans des delphinariums.
Tous les animaux saisis souffriront immanquablement du stress de la capture et du transport à longue distance jusqu'à leur lieu d'incarcération.
De nombreuses orques peuvent mourir durant l'opération de capture, au cours de la quelle de nombreux animaux sont retirés de l'eau qui n'arriveront pas tous vivants dans un bassin.
Les orques sont peu adaptés pour survivre en captivité et leur santé s'altère rapidement dès qu'ils sont placés dans cette situation.

Il est peu vraisemblable que les Russes s'en tiennent à ces dix premières orques : à terme, les eaux de l'est de la Russie risquent bien de devenir une nouvelle source régulière d'approvisionnement en orques pour l'industrie de captivité, avec les conséquences désastreuses qu'on imagine pour les populations visées.

# Posté le mardi 27 février 2007 11:13

tigre blanc

tigre blanc
le tigre blanc un eespèce menacée par l'homme tan par sa fourrure que par son habitat qui est détruit par l'homme!!

# Posté le mercredi 28 février 2007 05:00